I. Manque...

I. Manque...
Il pleut dans mon c½ur
Comme il pleut dans la ville.
Un orage qui se meurt
En même temps que je file

Des sanglots étouffés
Comme une mélodie emportée par le vent.
Une chanson sifflée
En regardant le soleil levant.

U
n temps révolu,
Comme le songe d'une vie.
Une jeune fille farfelue,
Encore victime de ses envies.
...

# Posté le dimanche 17 juin 2007 17:54

I.1. Rencontres

I.1. Rencontres
Par un matin glacé où tout semblait figer, même les passants qui avançaient au ralenti, une jeune femme faisait tout pour éviter de se casser une jambe. Le givre avait étendu ses longs doigts blancs sur toute la ville, obligeant ainsi travailleurs et écoliers à ralentir le pas. Tous faisaient attention aux petites plaques de glace qui cachaient en fait une eau glacée tapie sous une fine pellicule scintillante. Le ciel d'un bleu limpide donnait à Hummingbird City une atmosphère irréelle, on se croirait dans une autre dimension.
«Putai
n de merde !» La fine pellicule de glace sur laquelle la jeune femme, pas si prudente que ça, avait posé le pied s'était rompu. Ce cri du c½ur sorti les passants de leur torpeur et ils se retournaient sur cette petite brune pétillante qui n'en finissait pas avec ses grossièretés à faire rougir n'importe quel marin. Celle-ci ne semblait pas consciente d'attirer l'attention sur elle : la seule chose présente à son esprit est que cette journée lui semblerait longue, très longue. D'habitude ce genre de chose ne lui arrivait jamais, d'ordinaire elle avait une chance isolante. Maintenant ses bottes en daim qui lui avaient coutées la peau des fesses étaient foutues. Et le fait que, depuis ce matin, elle collectionnait les gaffes lui donnait des frissons : c'était généralement signe de bouleversements à venir. En même temps elle se disait que ça pourrait être pire : elle avait faillit opter pour les escarpins ce matin !
Nat
urellement, elle qui préférait faire profil bas, cette fois-ci c'était loupé. Mais bon quitte à s'afficher, autant le faire avec classe ! Elle redressa donc les épaules, passa sa main dans ses longs cheveux bruns aux reflets cuivrés et reparti d'un bon pas vers l'immeuble où elle travaillait. Tout semblait revenu dans l'ordre, mais le fin voile de dignité qu'elle avait réussit à draper sur ses épaules se déchira quand elle heurta de plein fouet un homme. Sous le choc elle perdit l'équilibre et se serait retrouvé par terre si celui-ci ne lui avait pas attrapé le bras. Ce dernier en profita pour la plaquer contre lui plus longtemps que nécessaire...
« Eh !
mais ça ne va pas de vous arrêter au milieu d'une zone passante comme ça ? Vous voulez ma mort où quoi ? Et puis lâchez moi espèce de ...
-
Ola ! Attention à ce que vous allez dire, la vulgarité ne sied pas aux femmes. Et pour répondre à votre question : je ne souhaite pas votre mort, au contraire... D'ailleurs je m'en voudrais si quoi que ce soit devait arriver à une si belle panthère... malgré ses griffes acérés ! »
Zo
rah – car tel est le nom de notre amie – recula d'un pas, regarda l'inconnu bien en face et en resta bouche bée. La remarque cinglante qu'elle comptait lui jeter au visage lui restait dans la gorge. Comment diable avait-elle réussit l'exploit de ne pas le voir avant de lui rentrer dedans ?
En eff
et, celui à qui appartenait cette voix grave et chaude devait mesurer au moins 1,90m. C'est sure, elle faisait office de pin's avec ses 1,55m auprès d'un tel engin ! Très brun, doté de traits harmonieux et virils. Cet homme se détachait du lot des autres badauds par son élégance naturelle et la noblesse de son profil. Lorsque Zorah lui répliqua de faire attention car les griffes d'une panthère n'étaient pas là que pour la déco, ses lèvres pleines s'étirèrent en un sourire énigmatique. Elle senti alors le rouge lui monter aux joues et, ne sachant pas trop quoi dire de plus, tourna précipitamment les talons.
Plus v
ite elle s'éloignerait de ce type, mieux ça sera. Soudain, elle l'entendit crier quelque chose juste avant de glisser sur une autre plaque de verglas : qu'est ce que ça pouvait être traite ces truc là ! Elle réussit de justesse à se rattraper à un lampadaire et s'empourpra de plus belle en entendant un rire roque dont elle n'ignorait pas l'origine. Vraiment il ne manquait plus qu'une superbe chute devant ce connard pour tout arranger !
Z
orah retint les lambeaux d'amour propre qui menaçaient de s'envoler dans le vent et entra dans le hall du prestigieux immeuble. Elle commençait cette journée du mauvais pied, au sens propre comme au figuré. Rien qu'en pensant à ce que lui réservait le reste de la journée elle était à deux doigts de tourner de l'½il. De toute façon elle n'avait pas le choix, elle devait afficher le sourire de celle qui était professionnelle et sur d'elle devant son patron. Ce matin il y avait une réunion où sont avenir au sein de l'entreprise serait jouer.

# Posté le dimanche 17 juin 2007 18:03

Modifié le mercredi 25 juin 2008 12:10

I.1 Rencontre (suite1)

I.1 Rencontre (suite1)
La réunion avait durée des heures, des années peut-être, des siècles certainement. Tout le monde s'emblait s'ennuyer pendant l'interminable monologue du "boss". Depuis trois ans qu'elle travaillait dans cette entreprise elle était passée de standardiste à futur directrice des ressources humaines. Ces collègues, hommes et femmes, étaient persuadés que sa progression hiérarchique était due à ses prouesses physiques et non intellectuelles. Alors maintenant elle avait hâte que l'annonce de sa promotion soit faite, mais le vice-président, M. ABHAYA semblait être tombé sous le charme de sa propre voix. L'excitation qui la caractérisait ces deux dernières semaines dans l'attente de sa promotion avait, au fil du flot hypnotisant de paroles inutiles des dirigeants, laissé peu à peu place à une profonde lassitude. A dire vrai Zohra envisageait de se noyer dans son verre d'eau afin de mettre un terme au supplice – à défaut de pouvoir le jeter au visage de ce gnome imbu de sa personne.
T
out le monde fut tiré de sa léthargie lorsque les mots « notre nouveau PDG » furent prononcés. En effet une multinationale avait décidé de rajouter une "ramification logistique" à son tronc pour le moins imposant. Après avoir examiné plusieurs entreprises, LOGIS-X avait été jugé comme étant la plus apte à intégrer le groupe. Ainsi, devant le total désintérêt de sa progéniture quand au devenir de sa société, M. XATHIAN avait accepté de vendre. Malgré l'insistance de chacun il avait refusé de donner le nom du nouveau propriétaire. Le changement de direction devait se faire au début de la semaine d'après et le nouvel acquéreur voulait faire durer le suspense jusque là.
«
Et pour finir, je suis navré de vous le dire mais jusqu l'arrivé du nouveau PDG toute les promotions sont gelées, ainsi...
- Q
UOI ? Zorah avait presque criée sans s'en rendre compte.
-
Qui a-t-il Mlle KAHN ? Vous avez un problème avec cette décision ?
-
Non monsieur le Vice-président, c'est juste que je suis... surprise...
- Mai
s ne vous inquiété pas jeune fille : vous aurez l'occasion de montrer vos talents au nouveau décideur. De plus j'ai entendu dire qu'il était jeune et fort bel homme, ça vous sera donc plus facile de "travailler sous lui"... »
T
out le monde se mit à pouffer à l'évocation non déguisé de la rumeur qui courait dans les couloirs : on se serait cru au collège. Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour et elle s'apprêtait à étrangler ce verre de terre quand, sans trop savoir pourquoi, elle se retourna et sorti de la salle très calmement sans dire un mot. Elle en avait plus qu'assez de tout ça. Désormais sa vie changerait : elle s'y attèlerait. Il n'était plus question de subir sa vie.
Sa
résolution prise elle retourna à son bureau et ne le quitta que tard ce jour. Elle arriva chez elle bien après que le soleil se soit couché pour retrouver une adorable femelle Labrador noir du nom de Thétis. Cette dernière était la seule à ne jamais là juger.


* .
.. * ... * ... *

# Posté le lundi 18 juin 2007 06:35

Modifié le lundi 25 août 2008 19:07

I.1 Rencontre (suite2)

I.1 Rencontre (suite2)
Une semaine après l'annonce du rachat de LOGIS-X, une rencontre marquerait le ton d'une nouvelle semaine riche en rebondissement. Elle eut lieu lors de son footing matinale dans le parc non loin de chez elle, sa chienne sur les talons. Thétis avait repéré la piste d'un écureuil et suivait sa piste le museau au ras du sol. Un fois certaine de tenir la bonne piste, elle était partie, la truffe au vent et l'attention fixé sur son objectif. La folle courait sans prendre garde à son environnement c'est alors qu'elle percuta un homme. Sous l'impact le joggeur c'était retrouvé face contre terre avant même de réaliser ce qui se passait. La jeune femme se précipita vers l'inconnu et manqua la crise d'apoplexie en voyant la chienne, soucieuse de réparer sa bêtise, vérifiait si l'accidenté n'avait rien de grave en lui montant dessus ! Zohra savait bien qu'elle était sensée s'excuser du comportement de ça chienne et proposer un dédommagement mais les mots moururent sur ses lèvres en remarquant le visage de l'individu.
Elle avait devant elle le sale type qui c'était moqué d'elle quelques jours plus tôt. Il s'emblait aussi surpris qu'elle au vu du visage figé qu'il affichait. La jeune femme n'y teint plus : elle éclatât de rire en laissant le labrador finir son auscultation.
« Ça
vous arrive souvent de bousculer les demoiselles de la sorte ? » Elle avait réussit à aligner ces mots en reprenant son souffle : elle avait tellement rit qu'elle en avait mal au ventre. Elle se reteint à grand peine de s'éclaffer à nouveau devant l'air ahuri de l'homme. Il s'était relever d'un geste souple et regardait Thétis et Zohra sans comprendre. La jeune femme désigna sa chienne et fit les présentation.
E
lle se rendit alors compte qu'elle ignorait tout de l'homme hormis le fait qu'il hantait ses pensées depuis plusieurs jours.

* ... * ..
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« Il s'est
présenté à moi, ma tendu une carte de visite sur laquelle était inscrit en lettre d'or : Gabriel H. Jackman, PDG de Jackman & Smith. Comme s'il voulait m'impressionner, mais sa ne marche pas avec moi tu le sais bien. Puis il m'a demandé mon prénom, je lui devais bien ça, selon lui, après que nous lui soyons rentré dedans toi et moi... il ne manque vraiment pas de culot ce type. Mais je ne pouvait pas me résoudre à lui mentir. C'est pour ça que je lui ai donné mon nom.
Remarque,
j'ai peut-être été un peu loin en lui disant que pour lui je serait juste Mlle KAHN. je suis parti sans qu'il puisse me retenir. Je l'ai juste entendu marmonner quelque chose que je n'ai pas compris. Comme tu le sais, on ne s'est pas revue depuis.
Mais au fait, pourquoi je te parle ça ?... C'est juste que... en fait... euh... ça m'a semblé bizarre comme s'il cherchait quelque chose, dire que je ne pensais presque plus à lui... c'est pas qu'il m'obsède mais... enfin tu comprends... mais si tu comprends j'ai dit ! Ah tu vois que tu comprends ! Enfin quoi ? Tu étais là ... ce type n'est pas mon genre : c'est une espèce de playboy à deux sous... même s'il s'agit de deux sous en or...
Oh ! Voi
là que je parle à un chien... ça devient grave... il faudra que je me fasse soigné. Ne le prend pas mal Thétis mais je doute que tu sois vraiment celle à qui je dois me confier... Allé viens, tu t'es assez promené, on rentre. »


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# Posté le lundi 18 juin 2007 17:02

Modifié le lundi 25 août 2008 19:11

I.1 Rencontre (suite3)

I.1 Rencontre (suite3)
« Non je ne suis pas à vendre !
- Adam chéri, t
u as promis ! En plus c'est pour la bonne cause. Les orphelins comptent sur toi pour le financement de la rénovation de Sainte-Agnès...
- E
t vous ne pouvez pas organiser une tombola comme tout le monde ?
- Mais mon c
½ur, nous ne sommes pas tout le monde, nous représentons un panel des femmes les plus riches et sexy du monde... enfin sexy : je parle pour moi bien entendu !
- Bien ente
ndu ! Mais franchement, Claire, quoi que tu dises c'est non ! En plus je suis courageux mais pas téméraire !
- Adam, pour la
bonne cause je te dis...
- At
tend que je t'explique : jouer à la roulette russe avec un aveugle saoul afin de gagner une bière éventée : ça c'est pour la bonne cause ! Mais me pavaner devant des femmes en chaleurs afin qu'elles fassent monter les enchères pour passer 48 heures avec moi, c'est du suicide... surtout si tu fais parti du lot.
- Comment ça
? Je suis pourtant jeune, riche, belle et doté d'un corps à damner un saint : je pourrais t'acheter et t'éviter de passer tout ce temps avec une vielle aigris de 75ans. »

Claire était
tout ce qu'elle avait dit, et bien plus encore. Adam l'avait rencontré alors qu'il faisait ses premiers pas dans la police, elle venait de griller un stop. Elle lui avait fait du rentre dedans et, lui, avait fait semblant de ne rien voir. Ne supportant pas d'être ignorer par un homme, elle avait fait tout son possible pour tomber sur lui au gré du « hasard ». Finalement, elle l'avait convaincu de boire un verre et une chose en entrainant une autre – en réalité elle l'avait saoulé pour arriver à ses fins–, ils avaient finit dans le même lit. Ce fut une soirée qu'il regrettait déjà à son réveil se matin là et se serait le cas toute sa vie : cette fille était complètement nymphomane en plus d'autre défauts limites inavouables.
Ada
m planta son regard gris acier dans celui d'eau de la jeune femme, il réfléchissait au moyen de s'en débarrasser sans laisser de trace quand une idée lui vint : le crime parfait attendrait ! « Je te propose un marché... ». À ces mots la courbe gracieuse du sourcil droit de la blonde se leva. Bien : il avait toute son attention ! « J'accepte de participé à ton truc si tu me promets de me renvoyer l'ascenseur.
- O
f course ! De toute façon tu sais bien que je ne peux rien te refuser mon lapin...
- Comm
ence par m'épargner ce genre de sobriquet ! »
En guis
e de réponse elle se contenta de lui sauter au coup et de lui donner un langoureux baiser plein de promesses... mais devait-il s'en réjouir ?

# Posté le lundi 18 juin 2007 17:05

Modifié le samedi 20 septembre 2008 08:43